‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 102 sur 159 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

OBRONTB, SOANARBLLE, JACQUELINE.

SGANARELLE, à Janqueline.

Doucement, vous ; n'allez pas faire la maussade.

A Géronte.

Monsieur, cette nourrice, il me faut lui donner Quelque petit remède*

JACQUELINE

* Allez vous promener ;

Je me porte très-bien.

Tant pis, tant pis, nourrice!

Cette grande santé n^estpas un bon indice.

Il ne sera pas mal, — tout chez vous étant gras, — De faire une saignée amiable à ce bras...

De vous administrer quelque petit clystère Dulcifiant...

GÉRONTE

Voilà des sortes de mystère.

Une mode, docteur, qui m'étonnent! — Pourquoi S'aller faire droguer et saigner, dites-moi.

Quand on n'a point de mal?

SGANARELLE

Il n'importe, la mode En est fort salutaire et je m'en accommode ; £t Ue même qu'on boit pour la soif à venir, En se faisant saigner il faut se prémunir Contre le mal futur.

JACQUELINE, en B*en allant.

Je vois ben la tactique; Mais je ne ferai pas de mon corps la boutique D'un apothicaire.

SGANARELLE

Ah I — rétive au Codex! — mais Je vous rangerai vite au frein, si je m'y mets.

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