SCÈNE VII
GÉRONTB, SGANARBLLE.
GÉRONTE
Quelles drogues, monsieur, venez-vous de dicter? Je ne les ai, je crois, jamais ouï citer.
SGÂNARELLE.
Ce sont drogues qui font, dans certains cas, merveille.
GÉRONTE
Avez-vous jamais vu dMnsoIence pareille A la sienne ?
SGANARELLE
Mon Dieu! les filles, quelquefois, Sont des êtres têtus, ainsi que je le vois.
GÉRONTE
Vous ne sauriez penser comme elle est affolée De ce Léandre. Elle est, je crois, ensorcelée.
SGANARELLE
C'est la chaleur du sang dans les jeunes esprits. Qui produit les effets dont vous êtes surpris.
GÉRONTE
Pour moi dès que j'ai vu cette amour enflammée, J'ai su toujours tenir ma fille renfermée.
Vous fîtes sagement.
GÉRONTE
Et j'ai bien empêché Que Léandre d'ici ne se soit approché.
SGANARELLE
Fort bien.
GÉHONTE.
Quelque folie eût eu lieu, ce me semble I Si je les eusse, un seul instant, laissés ensemble.
SGANARELLE
Sans doute.
GÉRONTE
Elle eût été fille, je le crains fort, A s'enfuir avec lui.
SGÂNÂRELLE.
Gela se peut.
GÉRONTE
D'abord, On m'avertit qu'il fait des ruses par centaine Pour lui parler.
SGÂNÂRELLE.
Quel drôle !
Oui, mais il perd sa peine.
SGANARELLE
Ahlahl
GÉRONTE
J'empêcherai qu'il ne lui dise un mot; Gerte.
SGANARELLE
Il n'a pas affaire à quelqu'un qui. soit sot. Et vous avez, monsieur, des rubriques en tête Qu'il ne sait pas; plus fin que vous n'est pas si bêtel
SGÈNE Vm.