MARTINE, SGANARELLE, LUCAS
MARTINE, à Lucas.
Ouf! quel mal à trouver ce logis! — Des nouvelles S'il vous plaît du docteur que vous...
LUCAS
Ailes sont belles!
Il va-t-ôtre pendu
MARTINE
Quoi! mon mari pendu!
Hélas I et qu'a-t-il fait pour cela?
LUCAS
C'était dû, Il a fait enlever la fille de not' maître.
MARTINE
Hélas ! mon cher mari ! Cela pourrait-il être Qu'on te pendît?
SGANARELLE
Tu vois. Ah I
MARTINE
Comment! tu mourrais Aux yeux de tant de gens! et tu le souffrirais I
SGANARELLE
Que veux-tu que je fasse ?
MARTINE
Encor, si ta cognée Eût fini de couper notre bois de l'année, Je pourrais prendre un peu de consolation.
SGANARELLE
Ahl tu me fends le cœur par tant d'affection. Laisse-moi.
MARTINE
Non, je veux demeurer, pour te rendre Ton courage; et ce n'est qu'après t'avoir vu pendre Que je te quitterai.
SGANARELLE, soupirant.
Ah!
LUCAS
Va-t-il trépasser?