‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 113 sur 159 · MARTINE, SGANARELLE, LUCAS · texte numérisé non relu

MARTINE, SGANARELLE, LUCAS

MARTINE, à Lucas.

Ouf! quel mal à trouver ce logis! — Des nouvelles S'il vous plaît du docteur que vous...

LUCAS

Ailes sont belles!

Il va-t-ôtre pendu

MARTINE

Quoi! mon mari pendu!

Hélas I et qu'a-t-il fait pour cela?

LUCAS

C'était dû, Il a fait enlever la fille de not' maître.

MARTINE

Hélas ! mon cher mari ! Cela pourrait-il être Qu'on te pendît?

SGANARELLE

Tu vois. Ah I

MARTINE

Comment! tu mourrais Aux yeux de tant de gens! et tu le souffrirais I

SGANARELLE

Que veux-tu que je fasse ?

MARTINE

Encor, si ta cognée Eût fini de couper notre bois de l'année, Je pourrais prendre un peu de consolation.

SGANARELLE

Ahl tu me fends le cœur par tant d'affection. Laisse-moi.

MARTINE

Non, je veux demeurer, pour te rendre Ton courage; et ce n'est qu'après t'avoir vu pendre Que je te quitterai.

SGANARELLE, soupirant.

Ah!

LUCAS

Va-t-il trépasser?

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