CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE
CLAUDINE
Vous avez, monsieur, disons-le vite.
Un adroit messager.
CLITANDRE
C'est qu'il faut que j'évite D'envoyer de mes gens. Tu comprends; mais dis-moi, Je voudrais m'acquitter de ce que je te doi !
Il fouille dans sa poche.
CLAUDINE
Hé, monsieur!, je vous prie, il n'est pas nécessaire J'ai pour vous dans le cœur une amitié sincère. Et si de bons secours par moi vous sont prêtés, C'est parce que je vois que vous le méritez.
CLITANDRE, donnaat de Targent à Claudine.
Je te suis obligé.
LUBIN, à Claudine.
Dis donc, puisque nous sommes Pour être mariés, entre nous toutes sommes Doivent être en commun : donne-moi celle-ci.
CLAUDINE
Je te la garde avec le baiser... c'est ainsi...
GLITANDRE.
Claudine! as-tu remis à ta belle maîtresse Moa billet de tantôt?
CLAUDINE
Si bien qu'elle s'empresse D'y répondre à cette heure,
CLITANDRE
Eh ! pourrais-je, un moment, L'entretenir?
CLAUDINE
Très-bien. Je vais tout aisément Vous conduire vers elle.
CLITANDRE
Et, sans qu'elle se fâche, Et sans rien risquer...
CLAUDINE
Non, non, laissez-moi ma tâche. Son mari n'est pas là. D'ailleurs, ce n'est point lui, Monsieur, dont nous devons craindre le plus d'ennui. C'est du côté des père et mère, mais pourvu.
Qu'ils soient bien amusés... enfin, tout est prévu. Suivez-moi.
CLITANDRE
Je me livre à toi, de corps et d'âme.
LUBIN, seaL
Tétiguienne ! morgue I quelle maîtresse femme J'aurai là! quel trésor I