‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 132 sur 159 · CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE · texte numérisé non relu

CLITANDRE, LUBIN, CLAUDINE

CLAUDINE

Vous avez, monsieur, disons-le vite.

Un adroit messager.

CLITANDRE

C'est qu'il faut que j'évite D'envoyer de mes gens. Tu comprends; mais dis-moi, Je voudrais m'acquitter de ce que je te doi !

Il fouille dans sa poche.

CLAUDINE

Hé, monsieur!, je vous prie, il n'est pas nécessaire J'ai pour vous dans le cœur une amitié sincère. Et si de bons secours par moi vous sont prêtés, C'est parce que je vois que vous le méritez.

CLITANDRE, donnaat de Targent à Claudine.

Je te suis obligé.

LUBIN, à Claudine.

Dis donc, puisque nous sommes Pour être mariés, entre nous toutes sommes Doivent être en commun : donne-moi celle-ci.

CLAUDINE

Je te la garde avec le baiser... c'est ainsi...

GLITANDRE.

Claudine! as-tu remis à ta belle maîtresse Moa billet de tantôt?

CLAUDINE

Si bien qu'elle s'empresse D'y répondre à cette heure,

CLITANDRE

Eh ! pourrais-je, un moment, L'entretenir?

CLAUDINE

Très-bien. Je vais tout aisément Vous conduire vers elle.

CLITANDRE

Et, sans qu'elle se fâche, Et sans rien risquer...

CLAUDINE

Non, non, laissez-moi ma tâche. Son mari n'est pas là. D'ailleurs, ce n'est point lui, Monsieur, dont nous devons craindre le plus d'ennui. C'est du côté des père et mère, mais pourvu.

Qu'ils soient bien amusés... enfin, tout est prévu. Suivez-moi.

CLITANDRE

Je me livre à toi, de corps et d'âme.

LUBIN, seaL

Tétiguienne ! morgue I quelle maîtresse femme J'aurai là! quel trésor I

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