‹ Œuvres complètes de Emile Deschamps (volume 5)Chapitre 91 sur 159 · SGANARELLE, MARTINE · texte numérisé non relu

SGANARELLE, MARTINE

SGANARELLfi.

Or çà, faisons la paix, nous deux, et touche là.

MARTINE

Vraiment I après m'avoir battue ainsi l

SGANARELLE

Gela

N'est rien. Touche.

MARTINE

Point.

SGANARELLE

Hé?

MARTINE

Non.

SGANARELLE

Jamais.

Ma petite femme...

MARTINE

SGANARELLE

Allons, te dis-je I

MARTINE

Arrière donc l

SGANARELLE

Mon âme, Viens, viens, viens!

MARTINE

Non, je veux être en colère.

SGANARELLE

Allons, G^est une bagatelle, et...

Touche, touche.

MARTINE

Parle h mes talons.

Tu m'as trop maltraitée.

SGANARELLE

Ta main, pardon. Tu vois... pardon.

MARTINE

A part.

Mais tu me le paîras.

Ah! donne

Je te pardonne.

SGANARELLE

Es-tu folle, dis-moi.

De penser à cela! ce sont choses en soi Nécessaires, de temps en temps, dans un ménage; Et deux ou trois bons coups de bâton, — apanage Réciproque entre gens qui s'aiment, — ne font onc Que leur ragaillardir raffection ; or donc Je m'en vais au bois, femme, et je puis te promettre Aujourd'hui plus d'un cent de fagots.

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