‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 111 sur 194 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les mêmes ; MARÉCOT.

MARÉCOT, d'un air effaré.

Seigneur... '^

SCHAHABAHAM

Il ne s'agit pas de cela.

MARÉCOT

Mais, seigneur...

SCHAHABAHAM

Tais-toi, tais-toi, te dis-je, et réponds, (n lui donne une pichenette sur le nez.) Comment appcllc-t-on ça?

MARÉCOT

Ça ?

LAGINGEOLE.

Ne l'influencez pas. (n lui donne une croquignole de l'autre côté.)

Oui, ça?

MARÉCOT, A Schahiibaham.

Aïe ! Eh bien ! il ne se gène pas.

SCHAIIABAIIAM.

Je lui en ai donné la permission.

MARitcOT.

Eh bien ! cela s'appelle une chiquenaude.

LAGINGEOLE.

Oh ! alors, croquignole, pichenette, chiquenaude ; il y a un langage différent pour toutes les classes de la société.

MARÉCOT

Seigneur...

SCHAHABAHAM

Tu peux parler maintenant.

MARÉCOT

D'après vos ordres, on avait laissé l'ours de monsieur se promener en liberté, et on vient de le surprendre...

SCHAHABAHAM

Où ça ?

MARÉCOT

Vous ne le devineriez jamais... aux pieds de la belle Roxclane.

SCHAHABAnAM.

C'est admirable ! Un ours aux pieds de Roxelane ! Et avait-il bon air?

MARÉCOT

Mais l'air do quelqu'un qui fait une déclaration. Il parait que c'est un animal bien caressant.

SCHAHABAHAM

Ah ! il se lance dans la déclaration ! C'est miraculeux. Je n'en ai jamais fait autant.

Ain du vaudeville de Câlinai « Saint-Cralien.

Ainsi donc, aujourd'hui, je voi

Qu'à celle beauté si sévère

Cet aniinai, bien mieux qua moi,

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