LES UAINS A LA PAPA
LA COUPK.
VoilJ\ notre élève aquatique. ( Appelant, i Ilolà ! descendez la sani;Ie.
CANELLK.
Tiens, c'est là-dessus que je vais me mettre ?
L\ COUPE
Est-ce que cela vous effraie?...
CAXELI.E.
Non, parbleu! avec du courage... Mais écoutez, il a fallu me forcer pour apprendre, et quand même j'aurais peur, que je vous dirais : arrêtez, finissez... allez toujours, et ne faites pas attention.
LA COUPE
C'est dit ; soyez tranquille, vous pouvez crier et gesticuler... ce sera comme si vous clumliez.
CAXELLE.
Fàchez-vous même, s'il' le faut.
AIR : Je loge au auatriémo étage, lie .Vciiar/e de garçon] C'est singulier, tuais à m'inslruire Sans m' battre on n' s'rait pas parvenu, J' fus battu pour apprendre à lire, Pour écrire j' fus rebattu.
Pour l'arithmétique qu' j'iionore, Bien que j' me pique d' la savoir, J' n'ai jamais pu compter encore Tous les coups qu' ell' me fit avoir.
Mais j'sais reconnaître les procédés de mes instituteurs, et si je suis content, je vous donnerai pour boire.
LA COUPE
Vous serez content, notre bourgeois. Avez-vous déjà quelques principes ?
CAXELLE.
Non, mais j'ai eu un frère qui a bien manqué d'apprendre. 11. — V. 2
LA COUPE
C'est déjà quelque chose; lenez-vous ferme, (iii'enitve et le
place sur la sangle.) Vous V v'ià.
CANELLE, étendu à plat ventre sur la sangle.
On n'est pas trop mal; c'est une esprce de balançoire.
LA COUPE, imitant l'importunce elle breJouilleinent <les maîtres nageurs.
Attention ! la natation est un des arts les plus utiles que l'on connaisse; elle consiste dans une série de mouvements rapides et mécaniques, qui communiquent au corps l'impulsion nécessaire pour dompter cet élément orageux et inconstant qu'on appelle la rivière; attention ! (cnneiie veut
toujours lever In tôle pour l'écouter, il la lui rabaisse avec la main.) La
natation est à l'usage de toutes les classes de la société; 0:1 ne saurait trop l'étudier, à la cour comme à la ville, et plus d'un grand personnage s'est bien trouvé d'avoir pris de mes leçons. La première et la plus essentielle est de se tenir toujours à flot et de ne point se laisser couler bas. La deuxième est de louvoyer, quand il le faut, et de nager entre deux eaux, selon la circonstance... ça a toujours réussi. La troisième enfin est de savoir faire le plongeon, à propos, pour revenir après sur l'eau ; c'est ce ([ue j'ai démontré l'autre jour à un jeune négociant, qui m'a fort bien compris, et qui ira loin; nous traiterons plus tard des te tes, des plat rentre, des juissadcs ; nous ne parlerons pas aujourd'hui des culbutes, et pour cause, et nous allons commencer par les premiers éléments. — Attention !
CANELLE
A la ijonnc heure! car je no savais pas si vous commenceriez ou non, j'étais là-dessus en suspens.
LA COLPE, avec volubilité.
La première position : nous tléchissons les jarrets et louchons les talons; les coudes à la hauteur du corps, et les mains à la liauleur du menton.