SCENE III
BOUCHE-DE-FER, seul.
Comme ils me sont dévoués! que serait-ce donc, si mon bon naturel n'était pas terni par ce malheureux inconvénient... mais ze me suis toujours laissé aller à une foule d'inconséquences qui finiront par me nuire dans la société... ze tombe amoureux d'une princesse qui me dédaigne, et pouniuoi ? parze que z'ai la réputation d'un zoyeux épicurien et d'un gastronome renforcé... ze fais alors l'étourderie de l'enlever et d'assommer le chef des gardes qui voulait m'arrèter... ze me reproscrai touzours cette vivacité 1;\ ; enfin, pour dérober la belle Brillantine à tous les regards, autant que pour dompter zelle àme ort;ueilleuzc et liérc, ze la
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Iransforme en petite zcrvanle, zc l;i place dans la condiiioii la plus basse cl, depuis huit zours, ze ne puis encore m'en faire aimer ; z'cst aussi trop me mortifier, et il me prend quelquefois en la voyant des fureurs... ah !...
Alli : Qu'oïl se batte, «[u'on se décliiie.
Sans les lois de la politesse, Les égards dus à sa maîtresse, Combien de fols ze fus tenté De l'égaler en cruauté!
Mais mon dépit, lorsque z'y pense Pourrait blesser la bienzéance :
Ce n'est pas tout d'être gourmand, Il fout encore être galanl!
Z'ai de la grâce et de l'esprit.
De la santé, de l'appétit; Oui, sacun bénit mon empire :
Dans ma gazette on peut le lire; Et ze ne puis, le croirait-on?
Me faire aimer d'une Lison.
(Avec un mouvement marqué.)
Ah!
Sans l'^s lois de la politesse, etc.
Oui, zoyons galant!... mais la voici.