‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 191 sur 194 · SCÈNE TH · texte numérisé non relu

SCÈNE TH

PRTIÏLAID, LESTOUFER.

LESTOUFER.

Je devrais me tuer... et je n'ai point ma dague: Je vis, je vis encor, je parle, et j'extravague.

(Se prenant par le bras.)

Va, ganache, va cl'^nc, et pour sauter le pas. Sois honnête, et du moins va ku donner le bras ! Pourquoi ne cours-tu pas? et quel pouvoir t'arrête ? Ne peux-tu plus bouger... toi qui fus si girouette?

(l/orchostre joue l'air de La Croisée.) PETITLAID.

Seigneur, de la croisée on peut l'apercevoir ; Le moyen est commode et peut servir ce soir.

LESTOUFER, s'approchant de la croisée.

J'entends jaser... c'est elle.

(Regardant.)

Ils sont une escouade !

Elle ne parle plus... mais elle est donc malade?

360 COMKDIi:;^ — V ATID K V( !.r, KS

Quel bruit soudain! quels cris!

(Écoutant.)

J'ontends un coup de poing!

(Regardant.)

Qu'ai-je vu? Petenlair... je ne me trompe point ! Ses compagnons et lui.., comment, diable! est-il libre? Le chef des pharmaciens a perdu l'équilibre ! Petenlair prend Marie, il l'enlève en sultan ! Elle sourit... il part... Ah ! je me meurs, et han !

(il tombe entre les bras de Petillaid.) (L'ovcliestrc joue l'air de : Marlborough est mort) PETITLAID, lui frappant dans la main.

Seigneur!

LESTOUFER, revenant.

Quelle folie, après tout, est la nôtre ! Je perds une maîtresse, et j'en conserve une autre. Reinette est à Pantin et m'attend dans son parc... Tro|) heureux quand on a deux cordes à son arc.

(ils sortpul. ) (^L"orchoslro joue l'air : J'ai longtemps parroiirii le monde.)

AGTK SIXIEM

Une guinguette de la Villette ; des brasseurs et des servantes dansent ensemble, d'autres sont à table à boire; des ménétriers, mentes sur des tonneaux, jouent du violon.

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