I:;t moi rt'lcrnito
DES FRANÇAIS
Bah ! riuimorlalilé, l'éternité, ils n'ont (juc cela à dire, c'est toujours la môme chose.
SAINT-GERMAIN
C'est bien diltéreiil.
LES VKPRES SrCILIKNNES 67
AIK du vaiuluville des Comices d'AHiiiics.
ir^uivrc, loin du vulgaire, D'un vol inusilr, Et Racine et \*oltaire, C'est rimmortalité!
Oui, voilà l'iiumortalitc !
Mais faire ici la moue Et, dans un coin jeté, Attendre qu'on vous joue, \'oilà l'éternité !
DES FRANC \IS
Ail! c'en est trop! (a Saint-Germain.; Toi, je l'cxilc, ct ne l'avise plus de quitter le Luxembourg... (a Mors-aux-Dcnts, avec tendresse.) Toi, Mors-aux-Doiits, iiioiî ami, mon frère... tu m'as trahi, je pourrais te punir... mais je suis généreux... tu sortiras dans vingt ans... ah !...
(Déclamant.] ijuand il n'en coûte rien, qu'on pardonne aisément!
MORS-AUX-DENTS
Dans vingt ans !... Crois-tu que j'accepte tes bienfaits?...
DES FRANÇAIS, avec sentiment.
Ne les repousse pas... Mors-aux-denls, j'oublie tout... j'exile ton père, je prends tes biens, je t'enlève la mai- Jrcsse... nous sommes quittes !
(Déclamant. ) Moi's-aux-Denls, c'est ainsi qu'on se venge aux Français !
Ah çà ! maintenant que je suis accablé d'affaires, je vais aller me couch3r.
AIR : Bonjour, mon ami Vincent.
Rentrons dans notre dortoir.
Et plus de semblable esclandre...
(a Saint-Germain et à Mors-aux-dents.) Vous, amis, jusqu'au revoir; Vous avez à vous entendre...
Dans mon hôtel, faites comme chez vous;
Moi (jiii suis discret, je vais filer doux;
Mais comme on pourrait vous surprendre, J'emmène avec moi tous mes soldais.
Ne vous gênez pas, (Bis.) Conspirez ici, ne vous gênez pas.
GASCON et les GARÇONS.
Ne vous gênez pas, (Bis.) Conspirez, messieurs, ne vous gênez pas.
(ils sortent.)