‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 2)Chapitre 80 sur 194 · ARTHUR, MACARTY · texte numérisé non relu

ARTHUR, MACARTY

MACARTY

Entin, je vous trouve donc.

ARTHUR

C'est vous, mon cher Macarty... Dans tout autre moment j'aurais grand plaisir à vous voir.

MACARTV, le retnnant.

Non, milord ; vous ne me quitterez pas...

ARTIILR.

Une affaire indispensable...

MACARTV.

Je n'en connais pas de plus indispensable que celle de réparer ses torts et d'euipôcher la ruine d'un honnête homme.

ARTHUR

(Juc voulez-vous dire?

MACARTV.

Depuis longtemps votre insouciance avait causé le plus grand désonlre dans nos affaires, vous -n'avez pas même répondu aux deux dernières lettres où je vous demandais des fonds pour le paiement des ouvriers, et voilà qu'en ren-

Iranl à mon auberge, je reçois la nouvelle qu"ils \icuncnt de se révolter et qu'ils veulent tous s'éloigner.

ARTHUR

Serait-il possible !

AFACAUTY.

Milord, je dois tout ù votre père, c'est lui qui a créé cette manufacture... et qui depuis a daigné m'y associer.

Al[{ : Go magisli"il irrépiocliable. {Monsieur Guillaume.)

Grâce à lui, d'un nom respectable

Je me suis montré le soutien ;

Mais votre indolence coupable A renversé son ouvrage et le mien. {Bis.)

Milord, vous m'ôtez plus, je pense, Que ne m'avait donné mon bienfaiteur;

Je ne lui dois que l'opulence,

Et vous me ravissez l'honneur.

ABTHUR.

Non, mon ami, non, tout peut encore se réparer... parle, dispose de moi, que veux-tu que je fasse?

MACARTY

Que vous daigniez seulement parler aux ouvriers ; ils vous connaissent, ils vous aiment; un mot de vous les calmera, leur fera reprendre leurs travaux... Pendant ce temps, je m'occupe à rassembler les fonds nécessaires pour les payer... demain, je serai, je l'espère, en mesure ; mais ne perdez pas un moment, ou ma ruine est déclarée. -

ARTHUR

Oui, je te le promets, je te le jure; fais tout préparer pour mon départ... quatre lieues, c'est l'affaire d'un instant.

(Macarty sort.)

162 COMÉDIES — VAUDIiVILLKS

Page 1