SCENE VIII
EUPHROSINE, ARLEQUIN, DANAÙS.
DAN Al s.
Allons, mademoiselle, avancez cl faites la révérence à votre prétendu.
EUPHROSINE
Mais, mon papa, que voulez-vous que je lui dise?...
DANAUS.
Contraignez-vous et soyez aimable, je vous le permets... pour ce matin seulement.
ARLEQUIN
Comme elle est jolie!...
DANAIJS.
Vous trouvez... (D'un air sombre.) Eh bien ! dépôcliez-YOus de la regarder !
ARLEQUIN
Pourquoi donc se dépêcher?
EUPHROSINE
Ah ! mon Dieu! monsieur, ne vous pressez pas... tant que cela vous fera plaisir... dès que mes parents le permettent.
ARLEQUIN
Quelle douceur et quelle modestie !
AIR : Au temps passé.
De contempler leurs épouses nouvelles
Mes frères m'ont donné l'emploi.
Ah! dites moi !... vos sœurs, comment sont-elles
EUPHROSINE
Mais nous nous ressemblons, je croi.
ARLEQUIN
Oli ! je n'ai plus, ambassadeur fidèle,
Aucun doute sur leurs appas, Car ce qu'on voit ici, mademoiselle, Répond assez de ce qu'on ne voit pas.
EUPHROSINE, à part.
Qu'est-ce que disait donc mon père? Il est i'ort aimable. danaUs.
Allons, allons, assez de cérémonies comme cela !... Jurons que les deux familles ne feront plus que cent tètes, dans un bonnet... On vous attend à l'autel... on ne saurait trop embellir le court espace de la vie ; je vous conseille de vous en donner aujourd'hui.
AIR du vamleville du Méleagre Champenois.
Allons, enfants, commencez la fête, Uépêchez-vous, c'est un fort bon conseil ;
Et que gaîment ici tout s'apprête l'our célélJrer cet liymen sans pareil.
ARLEQUIN
Hien qu'en famille on dînera, j'espère; Que les parents y soient seuls invités. Deux ou trois cents, car vous savez, beau-père, Qu'Amour se plaît en petits comités.
DANAUS.
"Allons, enfants, commencez la fêle, Dépêchez-vous, c'est un fort bon conseil; etc.
ARLEQUIN et EUPHROSINE.
Allons, allons, commençons la fête.
Dépêchons-nous, c'est un fort bon conseil; etc.
(lis sortent ; au moment où Danaûs va les suivre, M. Pa'.ient entre f-t l'arrête par son habit.)