SCÈNE XI
SUZANNE, M"^» MOUSSINOT.
M"^ MOUSSINOT.
Ahl te voilà, Suzanne! Tu ne sais donc pas?... (;a sera délicieux.
AIR de C.iIpigi.(7a)-ore.)
Que je l'apprenne une nouvelle; D' mon mari qu' la fêl' sera belle !
rîlG COMKDIES VAUDEVILLES
Tous nos omis, eu ce moment,
Lui composent un compliment.
En honneur, ce sera charmant'.
Le mogislcr aux vers s'atlaclie,
Et 1' carillonneur d' Saint-Eustache
Met d' la musique par-d'ssus tout ça ;
C'est un véritable opéra.
SUZANNE, à part.
Si elle pouvait s'en aller !
M""= .MOUSSIXOT.
Ainsi je vais travailler à côté de toi... Ça me repose, moi, (le travailler.
SUZANNE, ^ i.nrt.
Allons, c'est encore pire!
M™^ MOUSSINOT.
Quelle sera la surprise de M. Moussinot, quand il rentrera ce soir ! A propos de surprise, il faut que je te conte le rêve que j'ai fait cette nuit... le rêve le plus singulier...
SUZANNE, à part.
Ah ! je suis perdue ! elle n'en finira pas.
M"'^ MOUSSINOT.
Il faut donc te dire que dans mon rêve, je me promenais dans le jardin ; il était sept heures du malin... Tiens, voilà mon aiguille désenfilée.
SUZANNE, cbiffonnant son ouvrage.
ï?i nous rentrions à la maison?
il"'*^ ilOUSSINOT.
Eh ! non, laisse-moi donc achever.
LA FÊTE nu MARI 271