SCÈNE III
ELVINA, seuls.
Quelle différence de ce méchant gouverneur à son neveu ! ce bon M. Alfred! que d'empressement! avec quelle chaleur il nous a défendus !... J'ai vu le moment où il se mettait en fureur contre son oncle et battait toute la garnison. Oh ! c'est un bien bon jeune homme, un bien bon cœur!... S'il savait comme on me traite!... (D'un ton plus vif.) V^oilà donc notre habitation... c'est superbe en vérité... Voyons un peu ma chambre, (eiio pousse une porte.) Ah! l'horreur! des barreaux à ma fenêtre!... Je ne pourrai jamais vivre ici, j'y périrai d'ennui. (Elle regarde la table.) Des livres, du papier! belle ressource, ma foi !... Encore si j'avais là mon cher Franck, pour me faire ses récits de batailles... Mais non, personne ici ne s'intéresse à moi... Que veut ce soldat?