‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 113 sur 188 · DUI'OUR · texte numérisé non relu

DUI'OUR

C'est bien ! il saura vondre aux dames.

LADOUCEUR

En griffonnant de doux billets ?

DUFOUR

Sans doute... on en fait des cornets.

LADOUCEUR

Et puis des vers... et des fadeurs exquises.

DUFOUR

Ils serviront pour faire des devises, Ils pourront servir pour vos devises.

Et puis d'ailleurs, en vendant mon fonJs de boutique, je ferai quelque argent.

LADOUCEUR

De l'argent... de l'argent... A Paris, voyez-vous, ce n'est pas avec de l'argent qu'on a de la fortune... c'est avec la vogue... Mais, vous et voire fds, vous n'avez point de connaissances, point de crédit...

L'HOMaE NOIK 207

DUFOUR

Eh bien! vous êtes dans l'erreur... D'abord, je pense, comme vous, qu'on n'obtient rien que par les recommandations et les protections... J'ai passé ma vie à courir après, aussi j'ai réussi!... J'ai, dans ce moment, un protecteur, et un protecteur très-puissant, avec qui j'ai fait connaissance hier, en prenant un petit verre. (Appelant Maiaga.) Dites-moi, mon ami, vous connaissez ce monsieur avec qui j'ai parlé hier prùs du poêle, pendant une demi-heure ?

MALAGA

Ah ! ce monsieur en noir?... Ma foi, non... Il ne vient dans mon café que depuis deux jours... et voilà au moins une vingtaine de pei'sonnes qui le demandent. (D'un air curieux.) Mais vous, qui avez causé avec lui... vous savez qui il est... d'où il vient... et ce qu'il fait...

DUFOUR

l'as précisément... Ce n'est pas qu'à sa conversation... je n'aie reconnu aisément un homme qui... à moins que ce ne soit un... ou peut-être encore... parce qu'on ne peut pas dire précisément... Mais, en tout cas, c'est un homme fort extraordinaire...

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