‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 122 sur 188 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les mêmes; PAMÉLA.

PAMÉLA

Ah ! vous voilà, monsieur ? que je ne vous dérange pas, mon cher Florigny !

FLORIGNY

Du tout... vous n'êtes pas de trop...

PAMÉLA

Alors, (Les regardant tous les deux.) je VOis qUO nOUS pOUVOnS

parler franchement.

(Florigny lui fait signe que oui.)

Ah! oui, je vous en prie, faites-moi ce plaisir-là...

PAMÉLA

Je viens d'apprendre que vous sollicitiez pour votre fils une place à la caisse de Poissy... Je connais... mais beaucoup, le conseiller d'Etat qui est chargé de cette partie.

AlH : L'amour qu'Edmond a su mo taire.

C'est un magistrat inflexible,

Dont chacun vante les vertus ; A la faveur il est inaccessible, On n'en obtient jamais que des refus.

Autant que six à lui seul il raisonne;

Du conseil il est le soutien ; Il n'est jamais de l'avis de personne ; Mais quand je parle, il est toujours du mien.

Et tenez, nous pouvons nous entendre... vous n'avez qu'un mot à dire... et la place est à vous...

DCFOUR.

Un mot, certainement... je le dirai... et deux, s'il le faut...

PAJIÉLA.

C'est donc conclu... vous vous chargez de parler à votre ami... et d'obtenir ce que vous savez bien...

DUFOUR

Ce que je sais bien?...

FLOKIGXV.

Oui, ce que vous savez bien...

DUFOUR, à part.

Par exemple, le diable m'emporte si je le sais... (Haut.) J'entends... mais cependant si vous me disiez vous-même...

FLORIGXY.

Allons donc! nous nous en rapportons à vous...

PAltfÉLA, baissant les yeux.

Oui... ces choses-là... ne se disent pas...

FLORIGXV, à voix basse.

Sans doute... parce que... enfin, vous comprenez bien..

DUFOUR

Ma foi, si c'est à ces conditions-là que j'obtiens la place...

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