‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 158 sur 188 · C.\NARD · texte numérisé non relu

C.\NARD

C'est ma conquête de tout à l'heure.

M'""" DEFONROSE.

C'est la bonae amie de ma nièce ?

SAlNT-AMANDi

C'est Victor!. .

DER.\IONT.

.Mon neveu!...

l'hôtel des bains

VICTOR

Alli lies Gardes-Marine.

Oui, c'est lui-môme, oui, c'est lu Que vous avez cru parti.

Et dont la seule présence A mis le desordre en ces lieux ; Mais d'un oncle généreux Il implore la clémence.

Ensembley^me DEFOXROSE.

Non, point de grâce Quand son audace Vient aujourdTiui

Nous compromettre ainsi !

DERMONT

Non point de grâce Quand son audace Me livre ainsi

Aux fers de l'ennemi !

VICTOR, à M'"'' Dermont.

Soyez, ma tante,

Plus indulgente !

Parlez pour nous,

Et calmez son courroux.

CLÉMENCE, à M'"* Defonrose.

Soyez, ma tante, Plus indulgente !

Pardonnez-nous, Calmez votre courroux.

jjme DERMONT, à son mari.

Allons, monsieur, pardonnez-lui, A voire tour craignez le blâme.

SUZANNE

Votre conquête d'aujourd'tuii r/est votre fenvnïe.

:2b4 COMÉDIES — VAUDEVILLES

SUZANNE et Jl""^ DERMONT.

Allons, un air plus doux !

Tombez à nos genoux.

TOUS

Monsieur, pardonnez-nous !

Allons, grâce pour tous.

DERMONT

Allons, allons, nous parlerons de tout cela.

VICTOR

Ah! quel bonheur, je suis sûr maintenant que mon oncle consentira.

DERMONT

C'est bon ! pour bien finir la matinée, nous allons tous déjeuner chez moi... Vous êtes des nôtres, monsieur Canard, nous vous emmenons...

CANARD

Un instant, messieurs!... plus tard, je ne dis pas... Voyons donc, garçon, mon bain!...

DURILLON

Voilà , monsieur. .. dans l'instant... on n'attend jamais chez nous.

(Au public.)

AIH : De tuii baiser la (Jouceiu' [jassugèi-e.

De ces tableaux si la gaze légère

Blessa vos yeux, gardez-nous le secret;

Mais si nos bains, messieurs, ont su vous plaire,

\'i'nez souvent prendre votre caciicl.

LE

VAUDEVK.m EN L'N ACTE

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