LES INVITÉS
AIH : Ma Fanchette est charmante. {Les Deux Jaloux.)
Quelle chaîne plus belle ! L'esprit et la beauté...
Célébrons le modèle Do la fidélité.
LOURDORFF, à Saussmann et à Péters.
Donnez des sièges... Eh bien! qu'avez-vous donc tous
deux? (Voyant Adolphe qu'ils lui montrent. j Ct qUCl CSl CCt étranger?
PÉTERS
C'est un... monsieur qui demande l'hospitaUté...
LE VAMPIRR ' 63
LOURDORFF.
Qu'il soit le bienvenu! (te resardant et se nipttnnt i'i trembler.)
Certainement. . monsieur, je me ferai toujours un devoir... (a port.) Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce que ça veut dire ?
PÉTERS, de même.
Là, notre maître qui faisait le brave !
LOURDORFF, à Hermance.
C'est étonnant; et si vous aviez autrefois connu une certaine personne, je vous demanderais s'il y a jamais eu une ressemblance...
HERM.VXCE, regardant Adolphe, et à part.
Qu'ai-je vu?
NANCY, qui l'a aperçu, — bas.
Ma sœur, serait-il possible ? (EUe fait un pas vers Adolphe qui la salue gravement. Elle s'arrête.) Il ne nOUS reconnaît paS. LOCRDORFF, troublé, aux deux femmes.
Laissez-moi parler, et ne me quittez pas. (a Adolphe.) Oserai-je demander à qui j'ai l'honneur de parler ?
NANCV.
Écoutons.
ADOLPHE, froidement.
Je suis Anglais.
NANCY
C'est sa voix.
ADOLPHE
On me nomme lord Ruthven.
PÉTERS, à part.
C'est ça ; tous les jours un nouveau pays et un nouveau nom.
ADOLPHE
Depuis longtemps je désirais voir la Hongrie.
LOURDORFF, se rassurant.
Ahl... vous n'y êtes jamais venu?
ADOLPHE
Jamais.
LOURDORFF.
Alors... (A part.) Il me semble en effet que ce n'est pas la même physionomie. (Haut.) Je suis enchanté, milord, de pouvoir vous offrir un asile, (a pan.) Il est sûr qu'Adolphe était bien plus ..
ADOLPHE
Je serais désole de vous déranger; vous vous mariez, m'a-, t-ondit?
LOURDORFF.
Oui, oui, milord. (a part.) Malgré cela, il y a de ses yeux...
ADOLPHE
Et quelle est votre future? est-ce cette jeune fdle ?
NANCY, à part.
Comment, ce n'est qu'un étranger! (iiaut.) Non, non, monsieur, ce n'est pas moi.
ADOLPHE
Quelle est-elle donc?
IIERMANCE.
C'est... c'est... (eug fait un geste.) Je n'aurai jamais la force d'achever.
LOURDORFF, d'un air riant.
Oui, milord, c'est elle qui... (\ pirt.) Allons, je ne pourrai jamais m'habituer à cette hgure-là.
ADOLPHE
Je VOUS fais comphmcat, madame.
(il lui prend ta main ) PÉTERS, à pan.
Là, v'ià qu'il la tient !
AIR : Dans un vieux cluUeau de l'Andalousie.
ADOLPHE
Pourquoi volrc main ainsi Ircmble-t-elle ? Vous êtes auprès de l'époux lieureux...
De l'époux, objet d'un amour fidèle.
LOURDORFF, d'un air gai.
L'amour, il est vrai, nous unit tous deux.
ADOLPHE
Ah ! du bonheur d'être aimé comme on aime, Qu'ici votre cœur goûte les appas...
(Froidement.)
Moi, je n'eus jamais ce bonheur suprême.
NANCY, soupirant.
Je ne suis donc pas la seule ici-bas ! HEHMANCE, basa sa sœur.
Nancy, sortons d'ici, jû ne pourrai jamais assister à ce contrat.