‹ OEuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 50 sur 188 · UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

UN JEUNE HOMME

Oh! alors, dès demain j'achète un Corisandre... qu'estce que ça vaut la pièce?...

LÉ VENTÉ

La pièce... pas grand'chose, mais il y a dans la musique certains airs... (s'éventant.) et en fait d'airs, moi je m'y connais...

M. DE ROSTANGE

En vérité, messieurs, je vous admire.

AIR de La SenliiieUe.

Non, je ne puis en croire mes regards;

Quoi! le Français devenir petit-maîlrel S'ils revenaient, les Condé, les Villars Auraient vraiment peine à le reconnaftre. Oui, dédaignant tout ce vain attirail.

Notre jeunesse était mieux occupée ;

Quand Mars tenait le gouvernail,

Les femmes portaient l'évenlail,

Et les hommes portaient l'épée.

LÉVENTÉ, sans Técouter, à M™'' de Cliinchilla^

Eh ! mais, dites-moi donc, je ne vois pas ici Jules... notre jeune docteur...

M'"- DE CIIIXCIIILLA.

En effet, ce cher Jules... moi je comptais le trouver clicz son oncle.

M. DE ROSTANGE

Oh! rassurez-vous... il va venir... c'est qu'il me néglige un peu depuis quelques jours; cependant, par le temps qui court, les oncles à succession deviennent assez rares.

M'"'' DE CHINCHILLA

Moi je l'ai rencDulré, et je l'ai trouve triste, mélancolique...

.M. DE UOST.VXGE.

Ah! mon Dieu... vous m'inquiétez beaucoup.

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