SCÈNE VlII
ERNEST, tenant à la mnin une carte.
Il faut convenir que l'avenlure est impayable. (Lisant.) c Victor de Sérigmj. » Ce monsieur m'envoie sa carte; mais c'est très-malhonnête ! en pareil cas on fait ses visites soi-même, et je me propose de lui donner une leçon de politesse. Malgré ça, (s'avanjant avec confiance.) il n'v a ici personne, je peux convenir que j'ai tort ; mais je n'ai pas pu m'empêcher de couper la figure à son domestique ; c'est une idée que j'ai eue.
COURTOIS, paraissant au balcon extérieur et s'asseyant à une table ronde . sur laquelle on met deux petits verres. Au garçon.
Remplissez les deux ; mon jeune ami est dans la salle du billard, où il s'est mis de la poule ; mais c'est lui qui paie. (Buvant.) Pas mauvais; j'ai choisi l'absinthe, parce que c'est digestif. (Apercevant Ernest.) Scrait-ce uu troisième?
ERNEST, regardant autour de lui.
Je ne vois pas mon partenaire, et en conscience il devrait être ici pour me recevoir. Moi, j'étais là aux Jeux Chevaleresques, avec deux femmes charmantes que je mène dîner à ma petite maison de l'allée des Veuves.
Alli (Ui vaudeville de Partie carrée.
Oui, j'en conviens, ce cartel téméraire M'eût enchanté dans tout autre moment.
Car on m'oublie, et j'ai beau faire.
C'est tout au plus si l'on me croit vivant. J'aime l'éclat, partout je fais des dettes.
LE TÉMOIN i3T
Eh bien ! l'on n'en est pas instruit ! Mais parlez-moi des affaires secrètes.
Au moins ça fait du bruit !
Eacore faut-il qu'il y ait du monde; et personne ici, pas seulement de témoin...
COURTOIS, qui a enlendu les derniers mots, avale son deuxième verre et crie du haut du balcon :
Voilà, voilà, monsieur, je suis à vous; c'est qu'il y a uno (J Ispule à la poule • c'est l'affaire de deux minutes.