‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 122 sur 223 · AMÉLIE ET ADÈLE · texte numérisé non relu

AMÉLIE ET ADÈLE

Explique-toi...

Plus tard... Achève ce billet.

ADÈLE, continuant.

« Vous saurez qu'au ministère des finances on n'aura rien « à me refuser tant qu'il y aura des emprunts à faire, et que « j'aurai de l'argent à donner. Eh bien ! ma belle dame, « dans une demi-heure votre cousin sera réintégré dans sa « place, et dans une heure son mariage aura lieu. Pour cela « je ne vous demande qu'un mot, un seul mot, qui me perce mette d'espérer et me donne le droit de mettre à vos « pieds mes hommages et ma fortune. Pour mon cœur, vous « savez qu'il y est, et depuis longtemps. — Signé Rialto. » (Parlant.) QucUe cxlravagancc !

AMÉLIE

Une extravagance?

ADÈLE

Eh ! oui, sans doute, à laquelle il n'y a pas même de réponse à faire.

SOPHIE

Tu aurais donc un bien mauvais cœur ? quand il y va du bonheur de ta sœur, de son mariage ?

AMÉLIE

De la fortune et de l'avenir d'Albert, ton cousin.

SOPHIE

Et mieux encore, de la réussite de nos i)rojcls, de la certitude de notre vengeance contre ce Valdéja.

AMÉLIE

El tu pourrais hésiter?

Permettez donc, vous n'avez pas lu...

AMÉLIE

Ou'il t'offre ses hommages? oi est le niai ? Tu n'es pas la première à qui il les ait adressés !

SOPHIE

Bien d'autres grandes dames te les envieraient et le les disputeraient.

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