SCÈNE IX
Les mêmes; SOPHIE.
SOPHIE, à Clarisse.
Ah! madame, c'est de la part d'Adèle, de votre sœur, que je viens vous prévenir : vous êtes épiée, poursuivie; votre mari est sur vos traces.
CLARISSE
Mon mari?
SOPHIE
Et s'il vous trouvait ici, seule avec monsieur... (a vaUéja.) Fuyez, emmenez-la.
CLARISSE
Fuir? jamais! qu'il vienne, je lui dirai tout : c'est pour ma sœur, c'est pour la voir et la secourir que j'ai désobéi à mon mari ; c'est ma première faute, je n'en commettrai pas une seconde en lui cacliant la vérité, en prenant un autre conseil ijuo Ln.
SOl'HIK.
V pensez-vous ?
VALUKJA, à Clarisse.
Bien! bien! votre raison vous a tlit vrai. (Désignant Sophie.) D/s qu'elle donne un conseil, il ne peut contenir que malheur et trahison. Partez sans moi, jjartez, courez près d'Albert.
SOPHIE
Qu'elle le rejoigne donc si elle veut, il est trop lard maintenant ; elle ne sortira point de celte maison sans être
DIX ANS bK LA VIE u'UNK FEMME 30"
vue, car il y a ici du monde, des gens qui la connaissent, qui pultlieront partout qu'elle était ici avec vous, en lôte à tcto.
CLAUISSE.
0 mon Dieu ! elle dit vfai ! je suis perdue, désiionorée! Qui pourrait me secourir, me protéger?