‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 174 sur 223 · ÉRIC, RANTZAU · texte numérisé non relu

ÉRIC, RANTZAU

(Éric s'est montré à gauche pendant que Rantzau et Falkenskield remonlaient le théâtre.)

KRIC.

Eh bien ! monsieur le comte?... je br.ile d'impatience...

RANTZAU, froidement.

Vous êtes nommé, vous êtes lieutenant.

ÉRIC

Est-il possible !

A la sortie du conseil j'irai chez votre père choisir quelques étoffes, et je vous porterai moi-même votre brevet.

ÉRIC

Ah!... c'est trop de bontés.

RANTZAU

Un avis encore que je vous donne, à vous, sous le sceau du secret. Votre père est imprudent... il parle trop haut... cela pourrait lui attirer de fâcheuses affaires...

ÉRIC

En vuuJrail-on à sa Uberlé?...

RANTZAU

.le n'en sais rien, mais ce n'est pas impossible. En tout cas, vous voilà avertis... vous et vos amis, veillez sur lui... et surtout du silence.

ÉRIC

Ail! l'on me tuerait plutôt que de m'arracher un mot qui

pourrait vous compromettre. (Prenant U main de Rantiau.)

Adieu... adieu, monseigneur.

[il sort.)

DEUTUAND ET UATON 355

KANTZAU.

Brave jeune homme !... qu'il y a là de générosité, d'illusions cl de bonheur ! (Avec tristesse.) Ah ! que ne peut-on rester toujours à vingt ans ! (souriant à part lui.) Apri'S tout, c'est bien vu!... on serait trop aisé à tromper... Allons au conseil !

[il sort.)

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