‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 84 sur 223 · AMÉLIE ET SOPHIE · texte numérisé non relu

AMÉLIE ET SOPHIE

Nous l'ignorions aussi.

CLARISSE

El il avait commandé pour toi un coupé délicieux qui vient d'arriver.

ADELE, avec joie.

Est-il possible?

CLARISSE

Et deux chevaux gris luagnitiques ! Oh ! le bel attelage !

ADELE, avec satisfaction.

J'avoue que je ne m'y attendais pas.

SOPHIE, st'chement.

Il me semble ccpeudant ({ue c'était de droit !

AMÉLIE

Comment! tu n'avais pas encore de coupé? Mais c'était une indignité!... Moi j'en ai un depuis trois ans, et cependant mon mari n'est pas si riche (}ue le tien, il s'en faut de beaucoup.

ADELE, froidement.

C'est vrai.

SOPHIE

Et s'il te le donne, c'est pour ne pas rougir.

AMÉLIE

C'est par respect humain.

CLARISSE

Non, mesdames : c'est par affection, par amitié pour clic ; (a Adèle.) et tu ne sais pas qui vient d'arriver dans ce bel équipage ?

ADÎn.E.

Eh ! qui donc?

CLARISSE

Mou pérc, (pii attend avec impatience ({lu" tu ailles l'embrasser.

ADÈLE

Je le voudrais... mais ces dames, que je ne puis abandonner...

CLARISSE

Je me chargerai do leur tenir compagnie et de leur faire les honneurs.,. Va vile.

DIX ANS DK I.A VIK I) U N K FEMMK 18/

AOKLE.

A la bonne heure !... Je reviens dans Tiustant, mes amies.

AMÉLIE

Et moi je ne te quitte pas ; je veux voir tes chevaux, et puis nous avons ensemble une conversation à achever.

(Adèle et Amélie sortent.^

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