‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 129 sur 183 · TRAVAIL DES CHEVAUX EN LIBERTÉ · texte numérisé non relu

TRAVAIL DES CHEVAUX EN LIBERTÉ

On regarde le traçait des rheraux en liberté comme uue chose insigni- Gante. Pour le commun des cavaliers, cette supposition est possible; mais pour l'écuyer instruit et observateur, il en est tout autrement. Celui-ci doit connaître le degré d’intelligence du cheval, savoir s’en faire craindre et s’en faire aimer, distinguer si ses désobéissances sont dues à l'ignorance ou à la mauvaise volonté, quand et comment le cheval comprend ses gestes ou les diverses intonations de sa voix, et appliquer il temps la récompense ou le châtiment. L’écuyer doit en outre suivre la série des phénomènes qui lui font captiver toute l’atteulion du cheval. C’est ce genre d’exercice dirigé avec discernement qui fait d’un écuyer habile un philosophe, car le cheval lui suggère maintes réflexions qui le conduisent à mieux connaître l’esprit humain.

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