PAGE 64. — DES MOYENS DEXIGER DES ALLURES
Explication préliminaire.
« Ainsi, lorsque la bride porte le poids des épaules sur » l’arrière-main, c’est la main qui agit et les jambes qui » soutiennent ; lorsqu’au contraire les jambes chassent la » masse en avant, ce sont elles qui agissent et la main qui » soutient.»
On remarquera que si M. d'Aure ne juge pas convenable d'entrer dans des explications, il laisse de temps en temps couler négligemment de sa plume des axiomes qui ont bien leur prix.
page 65.
« Nous savons que plus les allures sont allongées, plus » le cheval pèse sur le devant, et plus elles sont raccour- » cies, plus il est sur le derrière. »
Si M. d'Aure voulait se rendre compte exactement de ce qui constitue un cheval en équilibre, il comprendrait que ce cheval peut prendre le trot accéléré sans peser sur le devant, et que l’on peut par cette raison diminuer la v cesse de l’allure sans qu’il soit pour cela sur le derrière.
Ainsi je lui ferai voir des clic vaux reculant au pas et même au trot, avec une élévation des jambes de derrière égale à celle des jambes de devant; ce qui prouve jusqu'à l'évidence l'équilibre du cheval, mais l'équilibre comme je l'entends.