DIVISION DU TRAVAIL
Je viens de développer tous les moyens à employer pour compléter l’éducation du cheval.
J’ai défini le plus succinctement possible les principes qui doivent amener promptement le cheval à la disposition du cavalier, le rendre gracieux et précis dans ses mouvements; augmenter ses forces physiques et développer son intelligence; je crois avoir beaucoup dit en peu de mots; je ne me suis préoccupé que des effets qui expliquent les causes, évitant de descendre à cette multitude de minutieux détails qui réduisent de grandes cl belles choses à de fort agréables petits riens.
Il me reste à dire comment l’écuyer devra diviser son travail pour lier entre eux les divers exercices et jiour passer par degré du simple au composé.
Deux mois de travail à deux leçons d’une demi-heure chaque jour, c’est-à-dire cent vingt leçons, suffiront largement pour amener le cheval le plus neuf à exécuter régulièrement tous les exercices qui précèdent. Je liens à deux courtes leçons par jour, l’une le malin, l’autre dans l’après-
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midi; elles sont nécessaires pour obtenir d’excellents résultats.
On dégoûte un jeune cheval en le tenant trop longtemps sur des exercices qui le fatiguent, d’autant plus, que son intelligence est moins préparée à comprendre ce qu'on veut exiger de lui. D’un autre côté, un intervalle de vingtquatre heures entre chaque leçon est trop long, selon moi, pour que l’animal puisse bien se rappeler le lendemain ce qu’il avait compris la veille.
Le travail général sera divisé en cinq séries ou leçons réparties elles-mêmes dans l'ordre suivant :
PREMIÈRE LEÇON