‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 50 sur 183 · EXPOSITION SUCCINCTE DE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

EXPOSITION SUCCINCTE DE LA MÉTHODE

PAR UEMMItCS ET RÉPUNSEH.

Demande. Qu’entendez-vous par force ?

Réponse» La puissance motrice qui résulte de la contraction musculaire,

D. Qu’entendez-vous par forces inttinclivei ?

R. Celles qui viennent du cheval, et dont il détermine lui-même l’emploi.

D. Qu'entendez-vous par forces trammms ?

R. Celles qui émanent du cavalier et sont appréciées immédiatement par le cheval.

D. Qu’entendez-vous par résistances?

R. La force que le cheval présente et avec laquelle il cherche à établir une lutte à sou avantage.

D. Doit-on s’attacher d’abord à annuler les forces que le cheval présente pour résister, avant d’en exiger d’autres mouvements ?

R. Sans nul doute, puisque dans ce cas la force du cavalier qui doit déplacer le poids de la masse, se trouvant absorbée par une résistance équivalente, tout mouvement devient impossible.

D. Par quels moyens peut-on combattre les résistances ?

R. Par l’assouplissement partiel et méthodique de la mâchoire, de l’encolure, des hanches et des reins.

D- Quelle est l’utilité des llexions de mâchoire ?

R. Comme c’est sur la mâchoire inférieure que se reproduisent d’abord les effets de la main du cavalier, ceux-ci seront nuis ou incomplets si la mâchoire est contractée ou serrée contre la mâchoire supérieure. I)e plus, comme dans ce cas les déplacements du corps du cheval ne s obtiennent qu'avec difficulté, les mouvements qui en résultent seront tout aussi pénibles.

D. Suffit-il que le cheval mâche son frein pour que la flexion de la mâchoire ne laisse plus rien à désirer ?

R. Non, il faut encore que le cheval lâche son frein, c’està-dire qu’il écarte (à volonté) le plus possible ses deux mâchoires,

D. Tous les chevaux peuvent-ils avoir cette mobilité de mâchoire?

R. Tous sans exception, si Ton suit la gradation indiquée, et si le cavalier ne se laisse pas tromper par la flexion de l’encolure. Bien que cette flexion soit utile, elle serait insuffisante sans le jeu de la mâchoire.

D. Dans la flexion directe de la mâchoire, doit-on donner en même temps une tension aux rênes de 1a bride et à celles du bridon?

R. Non, il faut faire précéder le bridon 'la main placée comme l’indique la planche n° 3) jusqu’à ce que la tête et l’encolure se soient abaissées ; alors la pression du mors, d’açcord avec le bridon, fera promptement ouvrir les mâchoires.

D. Doit-on répéter souvent cet exercice ?

R. Il faut le continuer jusqu’à ce que les mâchoires s’écartent au moyen d upe légère pression du more ou du bridon- ■ . .

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D. Pourquoi la roideur de l’encolure est-elle un aussi puissant obstacle à l’éducation du cheval?

1\. Parce qu elle absorbe à son profit la force que le cavalier cherche vainement à transmettre pour en répartir les effets sur toute la masse.

D. Les hanches peuvent-elles s’assouplir isolément?

R. Oui, certainement, et cet exercice se trouve compris dans ce que l'on appelle travail en place.

D. Quel est son but d’utilité ?

R. De prévenir les mauvais effets résultant des forces instinctives du cheval, et de lui faire apprécier, sans qu'il s’y oppose, les forces transmises par le cavalier.

D. Le cheval peut-il exécuter un mouvement sans translation de poids?

R. C’est impossible; il faut s'attachera faire prendre au cheval une position qui opère dans son équilibre une variation telle que le mouvement en soit une conséquence naturelle.

D. Qu’entendez-vous par position ?

R. Une disposition de la tête, de l’encolure et du corps préparés à l'avance dans le sens des mouvements que l’on veut faire exécuter au cheval .

D. En quoi consiste le ramener?

R. Dans la position perpendiculaire de la tète, dans la mobilité de la mâchoire et dans la légèreté qui en est la conséquence.

D. Quelle est la répartition des forces et des poids dans la position du ramener?

R. Les forces et les poids sont également distribués dans toute la masse.

D. Comment parle-t-on à l’intelligence du cheval ?

R. Par la position, en ce sens que c’est elle qui fait connaître au cheval les intentions du cavalier.

D. Pourquoi faut-il que, dans les mouvements rétro-

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