‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 4)Chapitre 40 sur 89 · PRÉFACE. LUI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. LUI

Certes il seroit étrange que la Religion, perpétuel objet des pensées de l'homme ; la Religion , premier besoin de sa raison et de son cœur ; la Religion , que tous les peuples ont regardée comme la base de l'ordre social , le principe et la sanction des lois , la règle des mœurs, ne fût qu'un futile amusement de l'esprit; une idée stérile en bien comme en mal, et l'une de ces chimères dont un être ignorant et foible aime à nourrir ses vagues espérances. S'il en étoit ainsi , toutes les nations , depuis l'origine du monde, seroient convaincues d'imbécillité. Nous avons justifié le genre humain, et renversé l'un des fondemens de l'indifférence dogmatique, en démontrant l'importance de la Religion par rapport à l'homme considéré individuellement, par rapport à la société, et par rapport à Dieu.

Mais s'il importe essentiellement à l'homme de connoître la vérité , et s'il importe à Dieu même qu'elle soit connue de l'homme , donc il la peut connoître. Nous prouvons, en effet, dans ce volume , qu'il existe pour tous les hommes un moyen sûr et facile de discerner la

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