‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 198 sur 220 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CHARLOTTE ^ sur le seail de la porte.

Pardon...

Je voudrais voir Marat.

ALBERTINE

Marat n'est pas visible.

CHARLOTTE

Mais c'est pour une affaire importante.

ALBERTÎNE.

Impossible.

CHARLOTTE

Dites-lui que je viens de Caen ; — je viens exprès ;

— J'ai vu les girondins; — je sais tous leurs secrets.

ALBERTINE

Dis-les-moi. Tu me peux parler comme à lui-même ; Je suis sa femme.

Vous?

A part.

Grand Dieu! sa femme! — On l'aime !

Moment de silence. — Charlotte et Albertine se regardent. ALBERTINE, à part.

Elle se trouble. — Elle a quelques mauvais desseins.

CHARLOTTE» A part.

Sa femme !

ALBERTINE, A part.

L'on a vu rôder des assassins.

A Charlotte.

— Arrière !

Charlotte fait nn mouTement pour s'en aller.

MARAT, derrière le rideau.

Laisse entrer.

ALBERTINE

Mais..,

Laisse entrer, te dis-je.

— Approche , citoyenne.

CHARLOTTE, à part» s'approcbant du rideau.

ciel ! où vais-je ? où suis-je ?

— J*ai peur.

MARAT

N'est-ce pas toi qui m'as écrit tantôt ?

CHARLOTTE

C'est moi.

MARAT

Ne tremble pas ; approche et parle haut.

— Que sais-tu?

CHARLOTTE

Je ne puis rien dire qu'à vous-même.

MARAT

Laisse-nous, Albertine.

Albertine sort lontcm«nt par la gauche.

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