‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 2)Chapitre 25 sur 220 · BRUTE, SEXTUS, TULLIE · texte numérisé non relu

BRUTE, SEXTUS, TULLIE

C'est selon vous, Tullie, un récit mensonger;

Mais attendez. Voici l'homme qui va juger.

Bien que de sa raison le grossier crépuscule

Lui montre chaque point sous un jour ridicule ,

Ses yeux sont bons pour voir ce qui frappe les yeux :

Son sens est d'un enfant, et n'en vaudra que mieux.

— Prête l'oreille. Brute, et dis -nous si j'invente. Je contais qu'égalant la déesse savante, Lucrèce consumait au sein d'obscurs travaux

Un lustre de beauté qui n'a point de rivaux.

Mais en vain je m'écrie, en vain j'atteste Hercule; Lucrèce, au port divin, rend Tullie incrédule.

— Tes yeux furent témoins; je m'en rappoite à toi.

Brute.

Quand le berger troyen, le ravisseur sans foi,

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