‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 3)Chapitre 101 sur 223 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

PHILIPPE-AUGUSTE, LE MOINE

PHILIPPE

Toi, reste, et ne crains pas.

LE MOINE

Je ne crains rien.

PHILIPPE

C'est bon.

— Ahl j'aurai vainement pu demander pardon!

Je te trouve à propos; j'avais besoin d'un homme Qui voulût se charger d'un message pour Rome. Dis, — et remarque bien que je suis de sang-froid, Sans courroux, calculant mon langage et mon droit, — Dis au pape qu'il faut que son outrecuidance,

Que son très-grand orgueil, sa très-haute impudence,

Sachent que je le brave, autant qu'il me maudit;

Que je suis enchanté de ce que tu m'as dit;

Que je n'irai jamais combattre en Palestine ,

Et garde néanmoins ma femme — ou concubine ;

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