‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 4)Chapitre 35 sur 112 · BUZOT · texte numérisé non relu

BUZOT

C'était les commander, Danton, que les permettre.

lîARBAROUX.

Qu'as-tu fait, ô Danton, dans ces malheureux jours, De tes éclats de voix si connus des f;iubourgs?

DANTON

Est-ce donc que ma voix pouvait être entendue? Pouvais- je arrêter, seul, une foule éperdue? Septembre est le forfait de tous. Moi , je sauvais , Gourant de tout côté, tous ceux que je pouvais. Septembre! accusez-en Brunswick à notre porte. Ah! septembre maudit! — Eh bien, oui, que m'importe? .l'ai regardé mon crime en face, et l'ai commis; .l'ai brûlé nos vaisseaux devant les ennemis ; .l'ai condamné la France à vaincre ou disparaître, A rester république ou bien à cesser d'être.

— Bref, nous sommes vainqueurs, et libres désormais; Voulez -vous oublier septembre?

LOUVET

Non , jamais.

i)\Nr<>N.

Vous repoussez la main que je venais vous tendre?

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