L OR AIE L R
Mieux vêtus ?
Non.
les citoyens.
l'orateur.
Mieux iiouiris?
LES CITOYENS
Non. Non.
l' OR AT ET R.
C'est la même misère, l*ire encor. — Nous manquons même du nécessaire.
LES CITOYENS
C'e.st vrai. C'est vrai.
l' ORATEUR.
Pendant que nous mourons de laim, Les ennemis du peuple, eux, ont toujours du pain.
LES CITOYENS
(^est vrai.
l'orateur.
Les beaux liotels , les tables délicates .Sont, comme auparavant, pour les aristocrates.
les citoyens. Oui.
quatrième citoyen.
C'est la vérité.
l'orateur.
Si bien que ces fripons Sont plus heureux, vaincus, que nous qui triomphons. — Est-ce juste?
31V CHARI.OTTI' COKDAV.
LES CITOVL.NS.
Non. Non.
l'orateur.
Savez-vous à (juoi seivent Tons ces gros revenus que les riches conservent? A tranier dos complots, à chercher les moyens D'ôter la sul).si.staiice aux i)auvres citoyens !
QUATRIÈME CITOYEN
Canaille !
l'orateur.
Vous voyez comme le pain est rare!
DEUXIÈME CITOYEN
On nen a plus.
l'orateur.
Pourquoi? Parce qu'on l'accapare.
plusieurs c I t 0 y e x s .
Mort aux accapareurs !
deuxième citoyen.
Tuons-les! nous aurons La farine et le reste au prix que nous voudrons.
l'orateur.
On lait jeter le blé dans l'eau! Cette semaine, On en a retrouvé cent setiers dans la Seine.
PREMIER citoyen.
A])omination !
QIATRIÈME CITOYEN.
Le pain des pauvres gens !
DEUXIÈME CITOYEN
Dont on eut pu nourrir un millier d'indigents !
l'orateur.
Dehors, on nous assiège; ici, l'on nous aiïame.