‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 10 sur 234 · LE CHOEUR DES NAÏADES · texte numérisé non relu

LE CHOEUR DES NAÏADES

Pose l'or SOUS cette roche , Pallas; nous y veillerons.

Et nous-mêmes aux larrons Nous en défendrons l'approche.

Minerre et Ulysse , aidés des naïades , portent l'or et les habits dann le fond de la grotte.

- 1. Parlé, et dit par une seule naïade.

60 ULYSSE

MINERVE

Et maintenant, je vais éteindre ton regard,

Et dessécher tes traits comme ceux d'un vieillard.

Tes beaux cheveux bouc.és vont choir de ton front chauve,

Et, vêtu de haillons et d'un vieux manteau fauve.

Un bâton à la main, une besace au dos.

Serrée autour du corps par de méchants cordeaux,

Tu paraîtras à tous un mendiant vulgaire ,

Et tromperas ainsi ceux qui te font la guerre;

Car tu seras difforme et misérable, au point

Que tes meilleurs amis ne te connaîtront point.

Bile lève son jayelot sur Ulysse, qui est caché aux spectateurs par le chœur des naïades groupées autour de lui. — On le voit reparaître en vieux mendiant, et il s'éloigne, guidé par Minerve.

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