‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 12 sur 234 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Effleurent de leurs ailes Les nénufars flottants.

De mon pied sans cothurne Agitant les ruisseaux , J'écouterai mon urne Où murmurent les eaux.

Au bruit de Teau sonore Tombant de mon amphore, Mes deux yeux vont se clore Sur un lit de roseaux.

DEMI-CHOEUR

Moi , dans la grotte sombre Interdite au soleil, Je m'en vais chercher l'ombre Et non pas le sommeil ; Je manlrai l'aiguille; Il faut que je m'habille D'un voile blanc qui brille, A la neige pareil.

Notre fôle est prochaîne.

Et ce n'est pas en vain Que je tisse la laine De ce voile divin ; Car je veux apparaître Belle, autant qu'on peut l'ôtre, Dans la ronde champêtre Où sera le Sylvain.

LE CHOEUR

Le soleil monte, et brûle Le sable au bord des mers; L'ardente canicule Flétrit les gazons verts ; Fuyons, ô ma compagne, La chaleur qui nous gagne, Au pied de la montagne , Ou dans les ruisseaux clairs.

62 ULYSSE

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