SCÈNE X
LEON , seul, décachetant ane des lettres.
Chère Camille! Oh! oui, je tiendrai mon serment. Que je meure, si, traître à cet engagement...
Il lit.
(c Mon cher Léon, tu perds, à l'heure qu'il est, trois <:ent mille francs... »
Comme foudroyé.
ciel!...
Lisant.
<c Sans compter cent mille francs perdus par M. Bernard. Veux-tu t' arrêter ou risquer tout ton patrimoine, déjà trèsentamé? — Réfléchis, et rends-moi réponse.
« Delatour. »
Ruiné, sauf un misérable reste!
Et lui , monsieur Bernard ! Perte encor plus funeste ! De quel front l'aborder? Quel courroux! quel éclat! Je serai de chez lui chassé comme un pied-plat.
Ah ! comment le lui dire?... et comment le lui taire?...
Payer de mes deniers! je ne puis plus le faire;
II faudrait avancer cent mille francs pour lui ;
A peine si j*en ai plus du tiers aujourd'hui.
— Et ses ordres enfreints! Mon zèle... vaine excuse !
L'intention m*absout; le résultat m'accuse.
Ah! misérable!...
Il lit la sconde lettre.
« Grande nouvelle, cher: Sébastopol est pris; je le tiens de l'ambassade turque. — Achetez ! achetez ! .
(( Alfred. »
Avec transport.
Tout peut être réparé.
S'arrètant brusquement, comme frappé d'un souvenir subit.
Et mon serment!... Morbleu! faut- il avoir juré!
Un riche appartement chez Léon.