II. * t:i
PIERRE
Et deux cents sur psurole.
LÉON
Et tu te plains, bourreau?
PIERRE
Je n*ai ni feu ni lieu.
Mon Dieu! que devenir?
LEON, se laissant tomber sar un fanteul.
Que devenir, mon Dieu?
PIERRE, te jeUnt à genoux.
Hélas I pardonnez-moi, monsieur, je vous conjure! Je n'y reviendrai plus, jamais, je vous le jure. Oui, vous aviez raison; oui, je dois Tavouer, Je suis un grand maraud d'avoir voulu jouer ; J'ai perdu, c'est bien fait; j'ai ce que je mérite; Je récolte les fruits de ma sotte conduite ; Je dois être chassé, comme un mauvais faquin Qui gagnait et n'a pas su conserver son gain.
LEON, se leyant et marchant précipitamment.
Tais-toi !
PIERRE
Point de pitié ! Le mal que je m'attire N'est pas de ceux qu'on plaint, mais de ceux qui font rire.
Paix!
PIERRE
Tu pouvais, niais! t'en retourner chez toi, Épouser Madeleine, et vivre comme un roi...
LEON, avec fureur.
Paix donc, par la morbleu!
PIERRE, retombant à genoux.
Non, je suis trop coupable.
Eh! nigaud que je suisi ahl drôle! ah! misérable!
LÉON
Allons, relève-toi.
PIERRE
Quoi ! vous me pardonnez !
tÉON.
Oui.
PIERRE
Que vous êtes bon ! — Et vous me reprenez ?
LÉON
Non. Je ne puis avoir un valet , à cette heure.
Il prend deux cents francs et les donne à Pierre.
Voilà deux cents francs ; cherche une maison meilleure.
Écoutant.
Va-t'en!... Je crois entendre... On sonne. — Ce sont euxl
— Avouer! c'est ma mort; — la tromper! c'est honteux.
— Mon cœur bat; la sueur me coule du visage.
— Que faire? — Avouer tout, si j'en ai le courage.