‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 180 sur 219 · TITYRE ET MÉLIBÉE · texte numérisé non relu

TITYRE ET MÉLIBÉE

TRADUCTION DE LA PafllIERB EGLOGUE DE VIRGILE.

MELIBEE.

Toi, Tityre, étendu sous la voûte d'un hêtre, Tu cherches sur ta flûte une muse champêtre ; Nous, nous abandonnons le toit de nos aïeux; Nous, à nos doux pays nous faisons nos adieux; Nous fuyons la patrie; et toi, couché dans l'ombre, Tu fais dire Aniarvlle à Técho du bois sombre.

TITYRE

Mélibée, un dieu nous a fait ce loisir;

Car c'est un dieu pour moi ; j'ai juré de choisir

Les plus beaux diîs agneaux de notre bergerie,

El leur sang rougira son image chérie.

C'est lui qui m'a permis de paître mes troupeaux, .

Et d'enfler à mon gré ces rustiques pipeaux.

mj:libke.

Sans en être jaloux, j'admire ta fortune, Tant nous subissons, tous, la misère commune. Moi, j'emmène en pleurant les chèvres que voici. Et j'ai bien de la peine à traîner celle-ci.

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