‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 58 sur 219 · HUMBERT, HOCHE · texte numérisé non relu

HUMBERT, HOCHE

HOCHE, serrant la main de Hambert.

Bonne nouvelle, Humbert : tu vas être des nôtres.

Mes plans sont adoptés : j'ai pleins pouvoirs, entre autres

Le choix des généraux qui commandent sous moi. J'emmène un adjudant; cet adjudant, c'est toi.

HUMBERT

Moil

HOCHE

Beaucoup prétendaient au poste où je t'appelle; Mais je t'ai réservé cette gloire nouvelle.

— Sois prêt demain.

HUMBERT

Demain !

Eh quoi! balances-tu?

HUMBERT

Demain !

HOCHE

Par quel obstacle as-tu l'air combattu ?

HUMBERT

Écoute : accorde-moi vingt jours, un délai moindre : Dix jours, — cinq seulement, et je cours te rejoindre.

HOCHE

Crois-tu donc que l'Anglais attendra ton loisir, El qu'on ne se battra que sous ton bon plaisir? Veux-tu courir le risque, en perdant des journées. De n'arriver qu'après les batailles données?

Quoi! tu n'accueilles pas avec plus de chaleur La belle occasion offerte à ta valeur.

Et faut-il que ce soit Gérés, la vivandière.

Qui te donne à toi-même une leçon guerrière?

— Viens demain en Bretagne, ou plus tard ne viens pas. C'est à prendre ou laisser.

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