‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 95 sur 219 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

GALILÉE, ANTONIA, pan LIVIE.

Galilée frappe A la porte de ta maison. — LiTie Tient oavrir.

LITIE, sur le seuil.

Ah! c'est vous! — Que signifie, S*il vous plaît, ce sabbat dont on nous gratifie?

GALILÉE

Bon, bon, ne grondons pas. Quelques étudiants Me témoignaient ainsi leurs vœux un peu bruyants.

LIVlE.

Eh! qu'ils restent chez eux, sans hurler à ma porte! Quel besoin avez-vous que l'on vous fasse escorte?

Descendant du seuil dans la rue.

A quoi bon, quand il court tant de bruits alarmants. Irriter les soupçons par ces rassemblements?

GALILÉE

C'est malgré moi...

LIVIE

Pourquoi chauffez-vous les cervelles.

En débitant un tas de maximes nouvelles?

Toutes ces nouveautés sont, pour trancher le mot. Inventions du diable et sentent le fagot; A la façon déjà dont chacun vous regarde.

Cela finira mal, si vous n'y prenez garde.

Ah ! que n'imitez-vous ces dignes professeurs Qui disent ce qu'ont dit tous leurs prédécesseurs? Voilà des gens chez qui l'ordre et le bon sens régnent :

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