‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 100 sur 422 · VIII. Dkmamj · texte numérisé non relu

VIII. Dkmamj

A la |tage 295 et à la suivante, il est rapporté qu'il ne croyoit pas que nulle pure créature , excepté la sainte N'ierge , demeurât toujours dans une sorte d'union à Dieu fort parfaite , quoique, dans l'union ordinaire , telle que celle dont il avoil plu à Dieu de le favoriser, il put bien y avoir une continuelle persévérance.

RÉP. — Je suis bien persuadé que la sainte Vierge a été unie à Dieu d'une manière trèsémincnte : mais on ne sait point au vrai comment Dieu l'a mue, et quelque passive qu'ait été sa voie, elle n'a laissé d'être méritoire; car Dieu , quand il lui plaît , laisse la liberté dans les états passifs , comme il est croyable qu'il la laissa à Salomou dans ci; ravissement où il choisit la sagesse , [)ui^qu(! Dieu le récoiiqu'iisa de ce choix.

Quehiuefois aussi Dieu y agit avec une pleine autoi'ilé; et quoique l'aine alors ne mérite point, cela ne laisse pas de lui être très-utile, \y,ux(i

que Dieu par là , en la ca[)tivant , la prépare et la dis[)0se à des actes très-parfaits.

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