‹ Œuvres complètes de Fénelon, archeveque de Cambrai. Précédées de son histoire littéraire (volume 2)Chapitre 88 sur 422 · XL. — Demande · texte numérisé non relu

XL. — Demande

J'ai été sui'prise, monseigneur, que vous ayez paru désapprouver un article de mes premières demandes, où je niettois au rang des réflexions qu'il faut retranclier , celles qui interronjpoienl la vue de Dieu dans la quiétude; puisque je n'ai prétendu dire autre ciiose par là, sinon qu'il ne faut point interrompre l'opération de Dieu, pour faire des réflexions ou actes discursifs.

RÉP. — Il faudroit nie marquer mes propres paroles, car certainement je n'ai eu nulle intention de rien dire d'opposé à ce que vous avez nns dans cet article.

XLL — Demande.

A l'égard des réllexions qui ne viennent point d'impression de grâce, comme toutes celles qui sont bonnes en viennent , je crois que ce seroit une bonne pratique , dans quelque voie qu'on soit , de laisser tomber toutes les autres réflexions ; c'est ainsi que j'ai entendu ces deux sortes de réllexions.

RÉP. — Tout cela est bon , pourvu qu'on entende bien ce que c'est qu'impression de grâce. On pourroit se tromper, en prenant 1 impression de la grâce pour quelque chose qui soit toujours passif.

Demande.

M. de Maupas ' dit que la voie de M"=^ de Chantai ctoit d'être toujours passive, et autre

' llfiiri Cauilioii do M;uiikis du Tour, m- en 1600, deviiil

l'eut-otre encore que ces âmes pures et attentives à Dieu , ne manquant point; dans l'occasion , d'être excitées à faire les actes nécessaires , peuvent attcjidre , i)our faire ces actes, une certaine disposition ou attrait qui vient de l'habitude de leur oraison.

Rkp. — Elles ne manquent ni d'être excitées ni de s'exciter elles-mêmes activement, mais doucement et paisiblement.

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