DE LA VRAIE CONNOISSANCE DE L EVANGILE
Seigneur, à qui irions-nous , sinon à vous qui avez les paroles de la vie éternelle? S. Jean. vi. 69.
Nous ne connoissons point assez l'Evangile ; et ce qui nous empêche de l'apprendre , c'est que nous croyons le savoir. Nous en ignorons les maximes , nous n'en pénétrons point l'esprit, nous recherchons curieusement les paroles des hommes, et nous négligeons celles deDieu.
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l'nc parole do rF>vaii;jilo osl pins |)nVionsf j.>io (jni >r> tnnrno 'mi poison : mais lu pleureras que tous les autres livres du monde ensemble ; l'InruMlemeul, pendant que les enfans de Dieu c'est la source de toute vérité. Avec quel seront eonsolés. <> que je méprise tes mépris, et amour , avec quelle loi, avec (juelle adoration qui" jo crains tos coMijilaisanees 1 devrions-nous y écouter .lésus-ChrisI! Disons-lui
donc désormais avec saint Pierre : .SV/r/zj/v//- , ù
qui irions-nous? Ln m<iment de recueillement, d'amour et de présence de Dieu, t'ait plus voir et entendre la vérité , quêtons les raisounemens des honunes.
Df CHANGEMENT DE LA LIMIF.IVF, EN THNEBUES.
Prenez donc garde que la liiiniére qui est en vous ne soit que ténèbres. S. Luc. xi. 35.
Il n'est pas étoniianl que nos défauts nous détigurent aux yeux de Dieu. Mais que nos vertus mêmes ne soient souvent que des imperfections, c'est ce qui doit nous faire trembler. Souvent notre sagesse n'est qu'une politique charnelle et mondaine: notre modestie, qu'un extérieur composé et hypocrite .pour garder les bienséances et nous attirer des louanges ; notre zèle, qu'un effet de l'humeur ou de l'orgueil ; notre franchise, qu'une brusquerie et ainsi du reste. Avec quelle lâcheté sont exécutés en détail les sacrifices que nous faisons à Dieu, et qui paroissent les plus éclatans ! Craignons que la lumière se change en ténèbres.