LETTRE XCV
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La persécution que TÉglîse souffire depuis pi>&s de deux ans en ces quartiers m'a engagé à faire le carême passé une lettre pastorale à tous les fidèles de mon diocèse , pour les consoler dans leurs mal* heurs , et pour leur apprendre à les supporter avec patience. Comme les hérétiques rebelles et meurtriers s'en prennent principalement à notfe sainte rdigion , dont ils ont aboli les exercices aulaot qu'ils ont pu, et qu'ils 6nt dispersé les troupeaux et les pasteurs qui se sont sauvés- de leurs barbares exécutions, j'ai cru que je devois rassembler en des lieux de sûreté , et surtout auprès de moi , les prêtres qui avoient été contraints- d'abandonner leurs paroisses , pour les fortifier, les assister, les instruire et leur prescrire des règles de résidence et de conduite dans les âcheuses
DB FLÉCHIBR. X^S
conjonctures où nous sommes. Quoique honore de l'épiscopat, monseigneur, je n'oublie pas que j'ai Tbonneur d'être votre diocésain de naissance , et que je dois dans les occasions vous rendre compte de mon ministère et de ma doctrine, et vous assurer qu'on ne peut être avec un plus sincère et plus respectueux attachement que je le suis, monseigneur , votre, etc.
A Niâmes, ce 18 février 1704.