‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 155 sur 292 · LETTRE CXI · texte numérisé non relu

LETTRE CXI

L'AFFAnB d'Allemagne , monsieur , nous a d^abord fort consternés ; elle est en effet terrible dans ses malheurs , et peut TéUre encore par les suites ; une armée presque entière de morts , de blessés ou de prisonniers. Cependant les nouvelles s'adoucissent; la perte diminue tous les jours ; plusieurs de ceux qui étoient perdus se retrouvent ,' les débris des troupes dispersées se rassemblent pour se rejoindre au corps. C'est pourtant une affaire très-fâcheuse, et dans son malheur et dans ses suites. Si Ton n'agit vigoureusement dans le Piémont , ou nous fait crain* dre quelque nouvelle action par terre et par mer. Je dis craindre , car la perte des batailles dans les conjonctures présentes est ruineuse , et les victoires même afibiblisseut. Prions pour la paix.

Quoique nos fanatiques subsistent encore , ils sont un peu déconcertés, ils ne tuent plus. Plusieurs vienr nantee rendre. Ou poqrsuit les autres; et, si nous ne sûKiiMs pas délivrés, nous sommes du moins sou^ es. Nous ne laissons pas d'être toujours renfermés

DE FLÉGUIISR. 1^7

dam nos villes, la mvelé n'étant point <ncoi6 à lar campagne. Jo ne tous écris pas si souvent pour ne vous pas charger de ports de lettres. Je n'en sois pas moins parfaitement, monsieur, voire, etc.

A Niiaes, ce 3 teplembre 1704.

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