‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 178 sur 292 · LETTRE CXLI · texte numérisé non relu

LETTRE CXLI

COMPMMERT A MADAHQ fjk MAIllBCBi<J^ «UCUtBflB OB VILLAMU

J'ai vu, madame , dans une lettre à madame de Noay , la bont^ .qtiç you$ aves de vous souvenir que vous avez été quelque temps ma diocésaine, et que j'ai été votre évoque. Je n'ai pas oublié non plus les soins que vous préniez d'adoucir le troupeau féroce, et de consoler la pasteur aiUigé. *Nous jouissons , grâces à Diep , de H paix qoè vous nous avez laissée en ce. pays-ci depuis que' vous en êtes partie^ mais^ depuis la prise de Barcelone et des autres placer de Catalogne, qui Qjsut slassurer de tant d'esprits mal in^ tentionnés et naturellement remuans ? Pour vous , madame, vous tenez à Strasbourg votre cour plénière* Vous -voyez la guerre de vos fenêtres et vous n'en sentez pas l'incommodité. L'armée est assez bien postée pour ne pas craindre les ennemis, et assez près de voBS pour vous fournir bonne compagnie , et vous n avez d'autpe chagrin que la part que vous prenez à celui de M« le maréchal , à qui Ton Àte les moyens de vaincre. Vous aviez bien voulu vous charger de noua faire savoir ce qu'il feroit en Allemagne. Et que n'auroit - il pas fait ? Mais le sort ou l'état des affidres nous a fait perdre le fruit des belles a€tioo6 qu'il avoit projetées y et la bonté que vous auriez eue de nous les apprendi*e , qui auroient été deux grands plaisirs pour nous. Ce aéra pour la campagne pro-*

a04 I.ETTEES

chaîne. Vous ne songez présentement qu^à passer rhiyer à Paris où je voudrois bien pouvoir voos aller assurer, madame, qu'on ne peut vous honorer pins parfaitement que fait votre , etc.

A NUmes , ce 3 novembre 1 705.

Page 1