‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 227 sur 292 · LETTRE CCIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCIX

DK CIVILITE BT OS PIBTB A M. LB PBLLETIEB , POUR LB COMMBNCBXBRT* DB L^KKBE.

Comme il ne nous reste pas , monsieur , selon les apparences , beaucoup d'années à passer au monde , nous pouvons , lorsqu'elles commencent , nous les souhaiter heureuses ^heureuses , c'est-à-dire, saintes , occupées de Dieu , de ses volontés , des grâces qu'il nous a faites, et de celles que nous avons besoin qu'il nous fasse. Vous ne connoissez que ce bonheur, vous qui avez renoncéji tout ce que les hommes appellent ainsi , et qui dans une douce et pieuse retraite travaillez à rœuvre de votre salut ^ déplorant les agitations et les misères du siècle. Nous parlons ([uelque-

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fois avec M. de'Basville de cette préôieuse tranqnil* ]itë quoa ne peut s'empêcher de louer et d'envier en même temps. Nous sommes ici depuis un moi» entre les besoins de TÉtat et ceux de la province ; prêts k remplir deux sortes de devoirs qui semblent presque incompatibles, et ne faisant des vœux comme vous c|ue pour les affaires publiques. L'année où nous entrons ne ressemble pas à celle que nous venons de passer. Je prie le Seigneur qu'il vous comble de ses bénédictions de douceurs ; et je suis toujours avec un sincère et respectueux attachement, monsieur , votre , etc.

A Montpellier, ce 4 décembre 1708.

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