‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 109 sur 125 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

Le ciel flambe et la leire fume, La caille frémit dans le blé ; Et, par un spleen lourd acrîiblé, Je dévore mon amertume.

Sous l'implacable Tbermidor Soufl^re la nature immobile; Et dans le regret et la bile Mon cba^irin s'aigrit plus encor.

Crève dûDc, cœur trop gonflé, crève. Cœur sans courage et sans raison, Qui ne peux vomir ton poison Et ne peux oublier ton rêve !

Par cet insultant jour d'été, Cœur torturé d'amour, éclate ï Et que, de ta fange écarlate Me voyant tout ensanglanté.

Ainsi que l'apostat antique, Avec un blasphème impuissant.

Je jette à pleines mains mon sang A ce grand soleil ironique !

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