‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 26 sur 125 · A LUIGI GUALDO · texte numérisé non relu

A LUIGI GUALDO

J'étais assis devant la mer, sur le galet.

Sous un ciel clair les flots, d'un azur violet, Après s'être gonflés en accourant du large, Gommeun homme accablé d'un fardeau s'en décharge. Se brisaient devant moi, rythmés et successifs. J'observais ces paquets de mer lourds et massifs Qui marquaient d'unhourrah leurs chutes régulières, Et puis se retiraient en râlant sur les pierres.

RYTHME DES VAGUES. Ôl

Et ce bruit m'enivrait; et, pour écouter mieux. Je me voilai la face et je fermai les yeux.

Alors, en entendant les lames sur la grève Bouillonner et courir, et toujours, et sans trêve S*é(Touler en faisant ce fracas cadencé, Moi, rhumble observateur du rythme, j'ai penst'^ Qu'il doit être en effet une chose sacrée Puisque Celui qui sait, qui commande et ({ui croo, >**a tiré du néant ces moyens musicaux.

Ces falaises aux rocs creusés pour les échos, Os sonores cailloux, ces stridents coquillages, Incessamment heurtés et roulés sur les plages Par la vague, pendant tant de milliers d'hivers, Que pour que l'Océan nous récitât des vers.

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